Transpirez, c’est bon pour la santĂ© ?

27 juin 2021
Transpirer, Ă©liminer, expurger, est aussi vital que respirer. A chaque instant c’est pour notre organisme une façon de s’autorĂ©guler et de prĂ©server son intĂ©gritĂ©. Les Anciens connaissaient bien les vertus de ce processus physiologique, ils ont mĂŞme inventĂ© des mĂ©thodes permettant d’accĂ©lĂ©rer la sudation pour se soigner ou simplement entretenir leur santĂ©. Compte-tenu de l’intoxication gĂ©nĂ©rale actuelle, il est urgent de rĂ©apprendre Ă  suer abondamment, et pas qu’une fois par semaine sur un vĂ©lo d’appartement…

Nos aĂŻeux ont longtemps gagnĂ© leur pain « Ă  la sueur de leur front ». Ceci explique peut-ĂŞtre cela : dans notre monde sĂ©dentaire, tout ce qui n’est pas agrĂ©able, tout ce qui demande un effort « fait suer ». On fait donc tout pour ne pas suer et, de fait tous les spĂ©cialistes s’accordent Ă  dire qu’on ne transpire pas assez. On a inventĂ© des machines pour limiter le phĂ©nomène (pour se dĂ©placer, pour nous remplacer dans les taches pĂ©nibles…) et toute une cosmĂ©tique pour qu’on n’en perçoive pas les consĂ©quences (cachez ces vilaines aurĂ©oles, dĂ©odorisez-vous, antiperspirez-vous !).

D’un cĂ´tĂ© on fait donc de moins en moins d’efforts physiques, de l’autre on s’empoisonne aux parfums de synthèse, aux sels d’aluminium, aux perturbateurs endocriniens et autres substances cancĂ©rigènes. Autant de facteurs mortifères.

Tout cela est donc fort prĂ©judiciable car comme la morve ou le vomi, la transpiration est le produit d’un mĂ©canisme essentiel Ă  notre survie et Ă  notre Ă©quilibre. Ne pas transpirer suffisamment, c’est perdre en santĂ©. Dans ce contexte, comment faire pour suer Ă  grosses gouttes ? Vous pouvez acquĂ©rir chèrement un hammam, un sauna finlandais ou monter une hutte de sudation dans votre jardin. Mais il existe maintenant une solution bien plus simple, bien plus commode, et moins coĂ»teuse.

Cette solution m’a rĂ©conciliĂ© avec la sueur au point que j’y recoure tous les jours. C’est comme ça je me fais suer sans me fatiguer.

On n’a pas trouvĂ© mieux pour Ă©liminer toxines et toxiques

La peau est l’un de nos quatre principaux Ă©monctoires, c’est mĂŞme l’organe d’excrĂ©tion le plus Ă©tendu et le plus rĂ©sistant dont nous disposons. Sous ce tissu sont parsemĂ©es 3 Ă  4 millions de glandes sudoripares que l’on trouve en plus forte concentration sous les aisselles, autour des parties gĂ©nitales, dans les paumes de mains et de pieds.

La sueur est la sĂ©crĂ©tion de ces glandes sudoripares et la transpiration, phĂ©nomène sous contrĂ´le du système nerveux sympathique, permet de l’Ă©vacuer par les pores de la peau. Ce processus est permanent, mĂŞme en l’absence d’effort physique soutenu. Par « perspiration insensible », on Ă©vacue ainsi entre 0,5 et 1 l de sueur par jour, sous la forme imperceptible de vapeur…

La transpiration a deux grandes fonctions : 1. Elle permet Ă  notre organisme de rĂ©guler sa tempĂ©rature (thermorĂ©gulation) en la maintenant Ă  37° : l’Ă©vaporation de l’eau Ă  la surface du corps absorbe la chaleur de la peau Ă  raison de 600 calories en moyenne par litre de sueur. 2. Elle permet Ă  notre organisme d’Ă©liminer les dĂ©chets organiques, les toxines et les toxiques.

Pour ces derniers, c’est mĂŞme la voie d’Ă©limination la plus directe. Avec le dĂ©veloppement de la pollution, cette deuxième fonction a pris davantage d’importance. Pendant longtemps, les scientifiques ont cherchĂ© oĂą notre corps pouvait bien stocker les pesticides, insecticides et autres. Ils les ont cherchĂ©s dans le cerveau, dans le foie, les reins, l’intestin, partout.

Et ils ont fini par trouver ces substances toxiques lĂ  oĂą on aurait dĂ» les attendre : dans le tissu gras, le tissu de rĂ©serve (situĂ© sous la peau) et «comme par hasard» connectĂ© sur les glandes de la sueur. On sait mieux depuis Ă  quoi servent nos glandes sudoripares. Ce sont de vĂ©ritables autoroutes qui servent Ă  Ă©liminer directement (et mieux que le rein) les produits toxiques que l’on a absorbĂ©s sans le vouloir, sans le savoir, par l’alimentation, par la respiration.

Mais c’est quoi qui pue ?

C’est quoi la sueur ? C’est un liquide acide composĂ© Ă  99 % d’eau et qui dĂ©pend pour le 1% restant de notre alimentation, et de notre degrĂ© de stress et d’empoisonnement. Aux cĂ´tĂ©s de l’eau, il y a les Ă©lĂ©ments suivants :

  • urĂ©e : le produit de dĂ©gradation des composĂ©s azotĂ©s (essentiellement des protĂ©ines),
  • acide urique : le rĂ©sultat de l’oxydation des dĂ©rivĂ©s puriques (adĂ©nine, guanine, xanthine…),
  • acide lactique : un poison pour les muscles,
  • acide ascorbique,
  • ammoniac,
  • minĂ©raux (notamment sous forme de sels d’oĂą le goĂ»t salĂ©) dont la prĂ©sence et la quantitĂ© varient : sodium, potassium, zinc, fer, cuivre, chlore, plomb…
  • toxiques et corps Ă©trangers en tous genres…

La proportion très relative de dĂ©chets et de toxines dans sa composition fait que la sueur n’a a priori pas d’odeur Ă  la sortie des pores. Les mauvais effluves proviennent du fait que très vite les bactĂ©ries se dĂ©lectent de ces composĂ©s : ceux-ci se dĂ©gradent alors en acides carboxyliques caractĂ©ristiques de l’odeur de transpiration.

Cependant, notre alimentation (comme notre hygiène) interfère sur ce processus. C’est le cas quand elle est trop riche en protĂ©ines (viandes, oeufs…), Ă©pices, ail, oignon, cafĂ© qui produiront d’autant plus de dĂ©chets mĂ©taboliques ou toxines. La preuve en est que les Indiens ou les Japonais, qui ne mangent pas ou peu de viande, ont une sueur peu odorante comme les vĂ©gĂ©tariens et n’utilisent pas de « pschitt qui tue », je veux parler des dĂ©odorants industriels.

Pourquoi ce collègue sentait si mauvais

Il y a des personnes que l’on peut « suivre Ă  la trace » tant elles transpirent en permanence. Elles peuvent bien se couvrir d’antiperspirants, s’Ă©piler (les poils piĂ©geant les odeurs), se savonner au savon de Marseille (le meilleur geste d’hygiène face Ă  la sueur), porter des vĂŞtements en coton, en lin ou en soie qui laissent passer l’air… Cela ne change rien !

J’ai connu un collègue qui souffrait de sueurs profuses et que tout le monde l’Ă©vitait au bureau (en se pinçant le nez dans son dos). La transpiration excessive comme ça n’a rien de bĂ©nĂ©fique ; c’est une maladie (hyperhidrose) qui rĂ©vèle souvent un Ă©tat de nervositĂ© et d’inquiĂ©tude intĂ©rieure intense et c’est vrai que ce collègue paraissait toujours inquiet.

Cette maladie fait suer ou donne les mains moites, exactement comme on a des sueurs froides en cas d’anxiĂ©tĂ© ou de peur. Quand elle ne vient pas d’une maladie infectieuse, d’un dĂ©règlement hormonal ou de la prise de mĂ©dicaments, cette transpiration excessive s’explique par un dĂ©règlement du système nerveux autonome (dit système sympathique).

Le thĂ©rapeute observe souvent un lien direct entre cette pathologie des glandes sudoripares et l’activitĂ© du rein, organe qui Ă©limine le mĂŞme genre de substances que la peau. Lorsque la transpiration est excessive, c’est souvent parce que les reins fonctionnent insuffisamment.

A l’inverse, et plus souvent, on ne transpire pas assez ou mal (c’est un peu comme le cerveau, on utilise que 10% des capacitĂ©s d’Ă©limination de notre peau !). Cela peut ĂŞtre en lien avec l’activitĂ© rĂ©nale, avec le stress. Ou en lien direct avec l’alimentation : c’est le cas quand on transpire mal en Ă©liminant un taux anormal de « cristaux » comme disent les naturopathes, ces dĂ©chets Ă  l’origine des rhumatismes, produits par une mauvaise dĂ©gradation des protĂ©ines, du sucre blanc, des aliments acidifiants. Cette Ă©limination anormale est parfois telle qu’elle entraĂ®ne des manifestations cutanĂ©es intempestives comme l’eczĂ©ma sec.

La sudation forcée, méthode de choc de la médecine naturelle

La mĂ©decine classique a bien peu de rĂ©ponses face Ă  ces dĂ©règlements du couple d’Ă©monctoires peau-rein et du système nerveux sympathique. La mĂ©decine naturelle en revanche intervient de diffĂ©rentes manières. Le rĂ©tablissement de la santĂ© passe d’abord par une rĂ©vision alimentaire de bon sens (on supprime la source des cristaux et l’excès de toxines).

Il y a ensuite les plantes sudorifiques (sureau, tilleul) et les diurétiques, les plus connues. Certaines plantes offrent une action plus subtile.

La sauge officinale aide par exemple Ă  rĂ©guler la chaleur interne donc la transpiration tout en ayant un effet dĂ©toxifiant (les Indiens d’AmĂ©rique l’utilisaient dans les huttes de sudation).

Et quand les glandes sudoripares travaillent en excès, ou inversement pas assez, les plantes fortifiantes et rĂ©gulatrices de la fonction rĂ©nale (verge d’or, myrtille, busserole, bruyère, buis) font de prĂ©cieuses infusions.

Il y a surtout les mĂ©thodes de sudation, autant de mĂ©thodes radicales pour accĂ©lĂ©rer l’Ă©vacuation des dĂ©chets, rĂ©guler la fonction de nos Ă©monctoires (peau, rein…) tout en apaisant le système nerveux :

  • Les bains hyperthermiques : ces bains chauds (jusqu’Ă  42/43°) indiquĂ©s face aux virus (grippe) ou bactĂ©ries, dĂ©toxifient et crĂ©ent «une fièvre artificielle» qui aide le corps Ă  incinĂ©rer les micro-organismes pathogènes et les rĂ©sidus mĂ©taboliques.
  • Les bains d’air chaud : les saunas ou bains nordiques nettoient le corps en profondeur. A 80° (tempĂ©rature lĂ©tale pour les germes sous forme vĂ©gĂ©tative, y compris les staphylocoques), 15 mn de sauna permettent d’Ă©vacuer près d’1 l d’eau et une quantitĂ© de mĂ©taux lourds Ă©quivalente Ă  celle qu’Ă©liminent les reins en 24 h.
  • Les bains de vapeur : les adeptes des hammams ou des bains russes vous diront mieux que moi l’intĂ©rĂŞt de la vapeur pour enrayer un rhume, soulager des maux de tĂŞte, des rhumatismes ou dissiper une gueule de bois…

Mais il y aussi les bains de survaporation, les bains alternĂ©s (chaud-froid) de Kneipp, les affusions, enveloppements et cataplasmes (Ă  l’argile) et bien d’autres techniques encore.

Outre des bénéfices de santé, la pratique régulière de ces méthodes de sudation donne une belle peau, affine le corps et augmente notre potentiel de séduction.

On le sait depuis belle lurette. La sudation occupe une place de choix dans la mĂ©decine ayurvĂ©dique ou dans les thĂ©rapies hippocratiques. Dans la plupart des traditions, suer « sang et eau » est en outre un moyen de se purifier l’esprit : le succès new Age des « sweat lodges » (huttes de sudation) empruntĂ©es aux AmĂ©rindiens et aux Eskimos illustre cette dimension spirituelle dont nous sommes aujourd’hui si friands. 

Dans tous les cas une sĂ©ance de sauna ou de hammam est bonne Ă  prendre : ça rend beau et ça rend zen…

Tout ça c’est bien joli mais ce n’est pas notre culture…

Vous me direz que ce n’est pas vraiment notre culture. En plus, mĂŞme si l’on trouve chez nous de plus en plus de hammams ou de saunas finlandais, il faut aimer et le supporter (il y a des contre-indications importantes). Et dans ce cas, encore faut-il pouvoir en profiter rĂ©gulièrement, ce qui revient assez cher.

Alors comment transpirer au quotidien ? La pratique intense d’un sport est une solution. Et dans les centres de fitness la sudation est tendance : on fait du cycl’in ou RPM (qui consiste Ă  pĂ©daler Ă  mort dans une fĂ©roce ambiance de discothèque sous les aboiements d’un coach), on a mĂŞme rĂ©inventĂ© le Yoga (avec sa version « Bikram », un Yoga tonique dans une ambiance de sauna) et on porte des shorts ou des ceintures de sudation pour mieux cramer les calories !

Tout cela traduit bien un vrai besoin. Je pratique aussi du sport bien que sous une forme plus douce. Mais je vous l’ai dit, j’ai trouvĂ© un moyen de faire tourner mon système sudoripare Ă  100% sans me fatiguer, sans suffoquer, sans jamais me mettre en danger et pour pas cher.

Ce moyen Ă©tonnant commence Ă  faire parler de lui mais reste trop peu connu : c’est le sauna Ă  infrarouges. C’est un ami thĂ©rapeute qui m’a mis la puce Ă  l’oreille. Il en possède un et ne cessait de m’en vanter les vertus. Et puis j’ai eu l’opportunitĂ© d’en tester un dans un centre de remise en forme oĂą ces saunas de nouvelle gĂ©nĂ©ration commencent Ă  remplacer les saunas finlandais. Rien d’Ă©tonnant, du coup j’ai moi aussi dĂ©cidĂ© d’investir.

Des rayons infrarouges ???

Cette invention japonaise des annĂ©es 70 utilise le pouvoir des infrarouges. Le mot fait peur. Une chaleur Ă  infrarouges, c’est pourtant un rayonnement identique Ă  celui produit par le corps humain. Et l’infrarouge est l’onde la plus frĂ©quemment rencontrĂ©e dans la nature. Les infrarouges sont une composante du spectre lumineux au mĂŞme titre que les ultraviolets, les rayons X et gamma.

Ces rayons situĂ©s au bout de la bande du rouge visible sont invisibles et chauds. Ils atteignent le corps par des longueurs d’onde que l’on exprime en nanomètres (nm), parfois en microns. Les infrarouges sont non seulement très bien absorbĂ©s par notre organisme, mais ils participent Ă  nos Ă©changes vitaux et concourent Ă  notre santĂ©.

Le sauna dont je vous parle utilise les infrarouges dits longs, IRL (de longueur d’onde supĂ©rieure Ă  3 000 nm…), ceux qui sont le mieux absorbĂ©s par l’Ă©piderme et provoquent la meilleure Ă©lĂ©vation de tempĂ©rature.

Plusieurs Ă©tudes chinoises et japonaises (un groupe de chercheurs nippons travaille sur le sujet depuis 25 ans) ont confirmĂ© l’intĂ©rĂŞt de ce type de sauna pour les douleurs comme pour la dĂ©pression, en plus des vertus pour le système cardiovasculaire.

Des Ă©tudes de plus petite ampleur ont quant Ă  elles pointĂ© l’intĂ©rĂŞt du sauna infrarouge pour les migraines, le diabète de type 2, la dĂ©pense calorique ou l’arthrite rhumatoĂŻde.

N’oublions pas que c’est une invention japonaise : dans les annĂ©es 70, beaucoup de Japonais ont visitĂ© la Scandinavie et en sont revenus adeptes du sauna. MĂ©decins et scientifiques se sont penchĂ©s sur la technologie infrarouge et ont fini par trouver la solution adaptĂ©e Ă  la vie moderne et Ă  l’espace restreint des habitations des grandes mĂ©tropoles.

Si vous souhaitez des conseils personnalisés pour bien réguler votre transpiration, je vous invite à me contacter.

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